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ولادیمیر پوتین در ژنو غربی ها را امتحان می کند[دالانسون فرانسوا، لاکروا(فرانسه)، 9ژانویه2022]

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-امریکایی‌ها و روس‌ها برای گفتگو درباره تضمین‌های امنیتی که کرملین خواسته است، در سوئیس با یکدگر ملاقات می‌کنند. روسیه می خواهد نظم اروپایی را که پس از پایان جنگ سرد باقی مانده است، به نفع خود تغییر دهد.

1-امریکایی‌ها و روس‌ها برای گفتگو درباره تضمین‌های امنیتی که کرملین خواسته است، در سوئیس با یکدگر ملاقات می‌کنند. روسیه می خواهد نظم اروپایی را که پس از پایان جنگ سرد باقی  مانده است، به نفع خود تغییر دهد.
2- ولادیمیر پوتین در اقدامی غیرمعمول، پیشنهاد مضاعف پیمان دوجانبه با امریکا و توافقنامه امنیتی با ناتو را روی میز گذاشت.
3- ژان ماری گوهنو، معاون سابق دبیرکل سازمان ملل متحد، می گوید: « این بازدارندگی هسته ای امریکا است که به اروپا گسترش یافته است و روس ها تمایل امریکا را برای کاهش چتر هسته ای خود در پشت اروپایی ها ترغیب می کنند. »
4- موریس ریپورت، سفیر سابق فرانسه، می گوید: « پوتین دغدغه بازگشت به دوران جنگ سرد  را دارد. و از تهدید عملیات نظامی در اوکراین برای شرکت در مذاکرات بسیار گسترده تر با امریکا  در مورد امنیت در اروپا استفاده می کند.»
5- در واشنگتن، دولت بایدن قصد دارد گفت‌وگو با مسکو را ادامه دهد و در عین حال به همراه اروپایی‌ها زرادخانه‌ای از تحریم‌ها را در صورت تهاجم به اوکراین آماده کند.
6- به نظر می رسد اکنون توافق مهم در مورد معماری امنیتی قاره اروپا دور از دسترس است، زیرا دیدگاه روسیه با دیدگاه اروپایی ها ناسازگار است. ژان ماری گوهنو پیش‌بینی کرد: « روسیه به تضعیف اتحادیه اروپا و تلاش برای تسلط بر همسایگان خود از جمله از طریق بی ثبات کردن آنها ادامه خواهد داد. اتحادیه اروپا به حمایت از آرمان های دمکراتیک در اوکراین، بلاروس و روسیه ادامه خواهد داد. این امر اقدامات عملی برای محدود کردن خطر جنگ را رد نمی کند. در بهترین حالت، ما تنش زدایی را به دست خواهیم آورد.»
اداره کل رسانه های خارجی
ترجمه سیده هاجرمحسنیان

Vladimir Poutine teste les Occidentaux à Genève
Analyse Américains et Russes se retrouvent en Suisse pour discuter des garanties de sécurité exigées par le Kremlin. La Russie veut remodeler à son avantage l’ordre européen en vigueur depuis la fin de la guerre froide.
François d’Alançon, le 09/01/2022 à 15:46 Modifié le 09/01/2022 à 19:11
Une semaine cruciale pour la sécurité européenne s’ouvre à Genève. La secrétaire d’État adjointe américaine, Wendy Sherman, et le vice-ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Ryabkov, se retrouvent, dimanche 9 et lundi 10 janvier, pour une troisième session du « dialogue sur la stabilité stratégique » lancé par Joe Biden et Vladimir Poutine, à l’issue de leur rencontre en juin 2021.



Ces pourparlers bilatéraux seront suivis d’une série de réunions dans le cadre de l’Otan et de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). La commission Otan-Ukraine se réunira, lundi 10 janvier, à Bruxelles, en présence du ministre ukrainien des affaires étrangères, Dmytro Kouleba. Le dialogue avec la Russie se poursuivra, mercredi 12 janvier, dans le cadre du conseil Otan-Russie. Il continuera le lendemain, au sein du conseil permanent de l’OSCE, qui rassemble les cinquante-sept États membres de l’organisation, y compris les États-Unis, la Russie et l’Ukraine.

Un ordre du jour dicté par Moscou
Cette séquence diplomatique s’est construite sous la pression du Kremlin, sur un ordre du jour largement dicté par Moscou. Près de 100 000 soldats russes restent massés près de la frontière ukrainienne avec, selon les États-Unis, « des plans pour mobiliser le double dans un délai très court ». Dans une démarche inhabituelle, Vladimir Poutine a mis publiquement sur la table une double proposition de traité bilatéral avec les États-Unis et d’accord de sécurité avec l’Otan.

« Les Russes veulent, d’un côté, discuter du nucléaire séparément avec les Américains, pour assurer le découplage entre les États-Unis et l’Europe et, de l’autre, figer la situation dans le domaine des armes conventionnelles avec les Européens, décrypte Jean-Marie Guéhenno, ancien secrétaire général adjoint de l’ONU. C’est toute la dissuasion nucléaire américaine étendue à l’Europe qui est en jeu, avec le risque de voir les Russes encourager une tendance américaine à réduire leur parapluie nucléaire sur le dos des Européens. »

Des interrogations sur les intentions du Kremlin
Le caractère exorbitant des exigences de Moscou, rejetées par avance par les Occidentaux, suscite des interrogations sur les véritables intentions du Kremlin. « Personne en Russie ne sait ce qui se passe dans la tête de Poutine et quelles sont ses lignes rouges », commente Tatiana Stanovaya, chercheuse non-résidente au Carnegie Moscow Center.

En forçant Américains et Européens à deviner ce que mijote la Russie, le Kremlin a, en tout cas, réussi à capter l’attention des Occidentaux. « Poutine a cette obsession de revenir au temps de la guerre froide, quand la Russie était la seule autre grande puissance du monde, du simple fait qu’elle était l’interlocuteur des États-Unis, analyse Jean-Maurice Ripert, ancien ambassadeur de France en Russie. Il se sert de la menace d’une opération militaire en Ukraine pour engager avec les États-Unis une négociation beaucoup plus vaste sur la sécurité en Europe. »

Engagements réciproques sur les missiles et exercices militaires
À Washington, l’administration Biden entend poursuivre le dialogue avec Moscou, tout en préparant, de concert avec les Européens, un arsenal de sanctions, en cas d’invasion de l’Ukraine. « Les Russes veulent nous entraîner dans un débat sur l’Otan, plutôt que de se concentrer sur le sujet du jour, à savoir leur agression contre l’Ukraine », affirmait, vendredi 7 janvier, le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken. Les négociateurs américains se disent néanmoins prêts à discuter d’engagements réciproques sur le déploiement de systèmes de missiles en Ukraine et en Europe, de même que sur des restrictions sur la taille et l’ampleur des exercices militaires de la Russie, comme des États-Unis et de l’Otan.

Un grand accord sur l’architecture de sécurité du continent européen semble aujourd’hui hors de portée, tant la vision de la Russie est incompatible avec celle des Européens. « Ça va tanguer, prédit Jean-Marie Guéhenno. La Russie continuera de saper l’Union européenne et d’essayer de dominer ses voisins, y compris en les déstabilisant. L’Union européenne continuera à soutenir les aspirations démocratiques en Ukraine, en Biélorussie et en Russie. Cela n’exclut pas des mesures pratiques pour limiter le risque de guerre. Au mieux, on obtiendra une désescalade, une sorte de moratoire pour gagner du temps. »

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