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موضع قوی مسکو در برابر واشنگتن در مذاکرات مهم امنیتی اروپا[اسمولار پیوت، لوموند(فرانسه)،10ژانویه2022]

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تهدید مداخله نظامی جدید روسیه در اوکراین در نشست دوجانبه ژنو مطرح است. روسیه از دادن هرگونه امتیازی در مورد خواسته های خود، از جمله پایان دادن به هر گونه گسترش ناتو، خودداری می کند.

1-تهدید مداخله نظامی جدید روسیه در اوکراین در نشست دوجانبه ژنو مطرح است. روسیه از دادن هرگونه امتیازی در مورد خواسته های خود، از جمله پایان دادن به هر گونه گسترش ناتو، خودداری می کند.
2- پس از استقرار 100 هزار نیرو در امتداد مرز اوکراین، روسیه می‌داند که امریکایی‌ها و اروپایی‌ها در صورت بروز درگیری جدید در کی‌یف وارد جنگ نمی‌شوند. اما مسکو همچنین شاهد باز شدن فضای دیپلماتیک نادر برای رسیدگی به مسائل امنیتی در اروپا و همسایگی آن، مطابق با خواسته هایش است.
3- به نظر می رسد راهبرد جو بایدن از یک سال پیش تا کنون مبنی بر محدود کردن بحران با روسیه برای تمرکز بهتر بر چین، اثبات شده است. حتی در درون ناتو نیز، فرضیه سازش با مسکو، به هزینه کی یف، کشورهای حوزه بالتیک و لهستان را به واکنش وادار کرده است.
4-استقرار سریع 2500 نیرو به قزاقستان به عنوان بخشی از سازمان پیمان امنیت جمعی، توانایی واکنش روسیه را در اوکراین تضعیف نمی کند، حتی اگر شرایط را پیچیده کند. از سوی دیگر، جاه‌طلبی مسکو برای تأثیرگذاری بر سرنوشت همسایگانش را  تأیید میکند، بنابراین کی یف را از حق انتخاب موضع خود محروم می‌کند.
5- رز گوتمولر، معاون وزیر امور خارجه سابق امریکا در امور کنترل تسلیحات، گفت: «امکان سازش وجود دارد، اما خیلی چیزها به نگرش روسیه بستگی دارد. تصور می‌کنم وقتی که کشوری درگیر دیپلماسی بلندگو است، با حسن نیت مذاکره نمی‌کند. چیزی که کمک می کند این است که دو مذاکره کننده ارشد یکدیگر را به خوبی می شناسند و روی انرژی هسته ای ایران با هم کار کرده اند.»
اداره کل رسانه های خارجی
ترجمه سیده هاجر محسنیان

Moscou en position de force face à Washington lors de discussions clés sur la sécurité en Europe
La menace d’une nouvelle intervention militaire russe en Ukraine plane sur la rencontre bilatérale qui se tient à Genève, lundi. Publiquement, la Russie refuse de faire la moindre concession sur ses demandes, notamment la fin de tout élargissement de l’OTAN.

Par Piotr Smolar(Washington, correspondant) et Paul Gogo(avec)
Publié aujourd’hui à 05h31
La Russie a la main, mais qu’en fera-t-elle ? Après avoir déployé 100 000 soldats le long de la frontière ukrainienne, elle sait que ni les Américains, ni les Européens n’entreront en guerre pour Kiev, en cas de nouveau conflit. Mais Moscou voit aussi s’ouvrir un espace diplomatique rare pour aborder les questions de sécurité en Europe et dans son voisinage, conformément à ses aspirations. Le Kremlin est-il intéressé par une résolution pacifique des tensions, sur la base de compromis, ou privilégiera-t-il le fait accompli et la force ? C’est à l’aune de cette interrogation sur les priorités russes que se dessine une semaine cruciale de négociations, à la fois pour l’intégrité territoriale de l’Ukraine – ou ce qu’il en reste, après l’annexion de la Crimée (2014) et la déstabilisation du Donbass – et pour l’équilibre des forces sur le continent.

Une semaine que les Etats-Unis abordent dans une position difficile. Toute la stratégie du président Joe Biden, depuis un an, consistant à limiter les sujets de crise avec la Russie pour mieux se focaliser sur la Chine, semble éprouvée. D’autant qu’à l’intérieur même de l’OTAN, l’hypothèse d’un compromis avec Moscou, sur le dos de Kiev, émeut les pays baltes et la Pologne. Le déploiement rapide de 2 500 soldats au Kazakhstan, dans le cadre de l’Organisation du traité de sécurité collective (OTSC), n’entame pas les capacités d’intervention russe en Ukraine, même s’il complique la donne. Il confirme en revanche l’ambition de Moscou de peser sur le destin de ses voisins, malgré des dynamiques nationales très diverses, déniant ainsi le droit à Kiev de choisir son orientation.

La rencontre décisive de la semaine est celle de Genève, lundi 10 janvier, dans le cadre du dialogue bilatéral de stabilité stratégique. Celui-ci a été initié à la mi-juin, en cette même ville suisse, par Vladimir Poutine et Joe Biden. Depuis, deux sessions entre experts ont eu lieu en juillet et septembre, conduisant à la constitution de groupes de travail. « Il y a de la place pour des compromis, mais beaucoup va dépendre de l’attitude de la Russie, explique Rose Gottemoeller, ancienne sous-secrétaire d’Etat américaine chargée du contrôle des armements (2014-2016). La mobilisation de ses troupes est comme un poignard porté à la gorge de l’autre partie. Les Russes vont-ils chercher un terrain d’entente ou répéter leurs demandes inacceptables, comme le renoncement formel à tout élargissement de l’OTAN ? Quand un pays est engagé dans la diplomatie du mégaphone, je le soupçonne de ne pas négocier de bonne foi. Ce qui aide, c’est que les deux négociateurs en chef se connaissent très bien et ont travaillé ensemble sur le nucléaire iranien. »

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