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قزاقستان، بهشت پر دردسر ارزهای دیجیتال[دوپرز فابریس، لاکروا(فرانسه)، 8ژانویه2022]

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سرکوب جنبش اعتراضی در قزاقستان با کاهش شدید قیمت بیت کوین مصادف شد. در حالی که این کشور آسیای مرکزی در سال گذشته به یکی از تولیدکنندگان پیشرو ارز مجازی در جهان تبدیل شد.

1-سرکوب جنبش اعتراضی در قزاقستان با کاهش شدید قیمت بیت کوین مصادف شد. در حالی که این کشور آسیای مرکزی در سال گذشته به یکی از تولیدکنندگان پیشرو ارز مجازی در جهان تبدیل شد.
2- این هفته دنیای مالی بین جنبش اعتراضی قزاقستان و سقوط یکی از مشهور ترین ارزهای رمزپایه در جهان ارتباط برقرار کرد. زیرا این کشور آسیای مرکزی به تازگی به یکی از بزرگترین تولیدکنندگان ارز مجازی روی کره زمین تبدیل شده است. تا حدی که سال گذشته شبکه برق کشور را با مشکل مواجه کرد.
3- در اوایل ژانویه، پس از انفجار ناگهانی خشونت در کشور، تولید ارزهای دیجیتال با قطع کامل اینترنت و مخابرات در سراسر کشور متوقف شد.
4- به گفته چندین ناظر، سرکوب مداوم در قزاقستان لزوماً برای کاهش قابل توجه تولید جهانی بیت کوین کافی نیست، اما قطعاً برای ترساندن سرمایه گذاران در شرایط بی ثبات کافی است.
5-طبق یک شاخص از دانشگاه کمبریج، قزاقستان در پاییز تا 18 درصد از هش ریت یعنی قدرت محاسباتی جهانی مورد استفاده برای استخراج بیت کوین را فراهم کرد و این کشور را در رتبه دوم قرار داد. یکی از بزرگترین تولیدکنندگان بیت کوین پس از امریکا است.
6- پس از تصمیم کشور همسایه چین در بهار 2021 مبنی بر ممنوع کردن استخراج ارز مجازی در داخل مرزهای خود، قزاقستان به الدورادو تبدیل شد. این اقدام جرقه مهاجرت گسترده ای را برانگیخت و تا تابستان، سهم قزاقستان از قدرت محاسباتی جهانی مورد استفاده برای استخراج بیت کوین از 7 درصد به 18 درصد افزایش یافت.
7- قبل از قطع عمومی اینترنت، شرایط در این جمهوری شوروی سابق کمتر مساعد شده بود. در ماه اکتبر، شرکت برق محلی قزاقستان، استخراج کنندگان بیت کوین را متهم کرد که تا حدی مسئول قطع برق هستند.
8- تصویب قانون جدید اپراتور شبکه برق قزاقستان باعث شد که چندین شرکت اعلام کرده اند که فعالیت های خود را به روسیه یا امریکا انتقال دهند.
9- آلماس چوکین، شریک مدیر یک شرکت سرمایه گذاری قزاقستانی، تاکید کرد: « در حال حاضر هیچ پتانسیلی برای استخراج بیت کوین در قزاقستان وجود ندارد.»
اداره کل رسانه های خارجی
ترجمه سیده هاجر محسنیان

Le Kazakhstan, paradis troublé de la cryptomonnaie
Analyse La répression du mouvement de contestation au Kazakhstan a coïncidé avec une chute brutale du cours du bitcoin. Alors que le pays d’Asie centrale était devenu, l’année dernière, l’un des premiers producteurs de monnaie virtuelle du monde.
Fabrice Deprez, le 08/01/2022 à 07:58 Modifié le 08/01/2022 à 15:49
Des manifestations contre la hausse des prix du carburant, une coupure totale d’Internet pour faciliter une brutale répression et une chute de la valeur du bitcoin – de 46 000 dollars à 42 000 dollars – entre le 5 et le 7 janvier : le monde financier a fait le lien, cette semaine, entre le mouvement de contestation au Kazakhstan et la chute de la cryptomonnaie la plus populaire de la planète. Car ce pays d’Asie centrale, grand comme cinq fois la France, est devenu récemment l’un des plus importants producteurs de monnaie virtuelle de la planète. Au point de mettre l’année dernière en difficulté le réseau électrique du pays.

Le Kazakhstan, leader mondial de la production de bitcoins
Début janvier, suite à cette brusque explosion de la violence dans le pays, la production de cryptomonnaie a été stoppée net par le black-out total d’Internet et des télécommunications à travers le pays : « Pas d’Internet, donc pas de minage », a lâché le 5 janvier sur Twitter Didar Bekbau, le cofondateur de Xive, une société impliquée dans la construction de « fermes » de cryptomonnaie au Kazakhstan. Le « minage » de cryptomonnaie désigne la réalisation par des ordinateurs de calculs extrêmement complexes qui permettent de produire de la monnaie virtuelle.


Pas forcément de quoi réduire significativement la production mondiale de bitcoins, notent plusieurs observateurs, mais certainement de quoi effrayer les investisseurs, dans un contexte déjà volatil. La répression en cours au Kazakhstan – qui aurait déjà fait des dizaines de morts – a mis un coup de projecteur sur le poids récent pris par cette république d’Asie centrale dans le monde des monnaies virtuelles.

D’après un indicateur de l’université de Cambridge, le Kazakhstan fournissait en effet à l’automne jusqu’à 18 % du hashrate (« taux de hachage »), c’est-à-dire de la puissance de calcul mondiale utilisée pour miner des bitcoins, plaçant ce pays à la deuxième place des plus gros producteurs de bitcoins après les États-Unis. Un pouvoir autocratique mais favorable aux mineurs, une électricité peu chère, indispensable pour alimenter des ordinateurs très gourmands en énergie et une steppe battue par des vents glaciaux, idéale pour refroidir les ordinateurs : le Kazakhstan était, dès le départ, un excellent candidat pour la fabrication d’une cryptomonnaie.

Un eldorado en difficulté
Mais il ne s’est transformé en eldorado qu’après la décision, au printemps 2021, de la Chine voisine d’interdire totalement le minage de monnaies virtuelles à l’intérieur de ses frontières. Cette décision a déclenché un exode de masse et, à l’été, la part de la puissance de calcul mondiale utilisée pour miner des bitcoins passait au Kazakhstan de 7 % à 18 %.


Une envolée de courte durée, cependant. Avant même la coupure généralisée d’Internet, décidée par le pouvoir kazakh cette semaine, le contexte était devenu moins favorable dans cette ex-République soviétique. En octobre, la société kazakhe chargée du réseau électrique local accusait en effet les mineurs de bitcoins d’être partiellement responsables d’une coupure de courant à Ekibastuz-1, la plus importante centrale électrique du pays. La production de bitcoins consomme trop d’électricité, plongeant le reste du pays dans le noir.

Quelques semaines plus tard, le vote d’une nouvelle loi a permis à l’opérateur du réseau électrique kazakh de réduire significativement et même, dans certains cas, de totalement couper l’alimentation des fermes de cryptomonnaie du pays. Plusieurs sociétés ont annoncé avoir transféré leurs opérations en Russie ou aux États-Unis. « C’est le jour et la nuit, il n’y a à l’heure actuelle aucun potentiel pour le minage de bitcoins au Kazakhstan »,assurait début décembre, à l’agence Bloomberg, Almas Choukine, associé directeur d’une société d’investissement kazakhe.

« Ils ont fait du minage un bouc émissaire, et les mineurs quittent maintenant le pays », se désolait au même moment Didar Bekbau. L’entrepreneur est d’ailleurs parti pour les États-Unis début janvier.

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