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امریکایی ها، روس ها و اروپایی ها با نقص هایی در ساختار امنیتی اروپا روبرو هستند[ریکارد فیلیپ ، لوموند(فرانسه)؛ 8ژانویه2022]

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قرار است مسکو و واشنگتن در مذاکرات خود که از روز دوشنبه آغاز می شود، به جز موضوع اوکراین، به موضوع نظم کنونی در قاره کهن بپردازند. اما این گفتگوی پشت درهای بسته روسی-امریکایی اروپایی ها را نگران می کند.

1- قرار است مسکو و واشنگتن در مذاکرات خود که از روز دوشنبه آغاز می شود، به جز موضوع اوکراین،  به موضوع نظم کنونی در قاره کهن بپردازند. اما این گفتگوی پشت درهای بسته  روسی-امریکایی اروپایی ها را نگران می کند.
2- نظم کنونی که در پس زمینه فروپاشی اتحاد جماهیر شوروی 30 سال پیش شکل گرفت، در سال های اخیر ضربات بسیاری را متحمل شده است که روس ها و امریکایی ها به طور یکسان یکدیگر را مقصر می دانند.
3- یک کهنه کار دیپلماسی می گوید: «ما هیچگاه در گفتگوی نظم امنیتی در اروپا موفق نبودیم. گفتگوها از نخستین تبادلات مسدود شده است.»
4-روس‌ها خواستار زیر سؤال بردن ساختار امنیتی موجود از زمان پایان جنگ سرد هستند، برنامه‌ای که امریکا و متحدان اروپایی آن را نگران می کند.
5- غرب پیشاپیش پیمان مضاعف درخواست شده توسط روسیه در اواسط دسامبر 2021 برای توقف گسترش ناتو  به ویژه به اوکراین  و سازماندهی دقیق استقرار نیروها و تسلیحات اتحادیه در کشورهای اروپای مرکزی را رد کرد. یک دیپلمات اروپایی هشدار داد: «این که روسیه حق نظارت بر ناتو را داشته باشد، غیرقابل قبول است.»
6- از نظرکشورهای اروپای مرکزی و شرقی، موضوع فقط این است که روس ها به نوعی منطقه حائل در همسایگی خود دست یابند و بار دیگر این قاره را در منطق بلوکی قرار دهند.
7- خواسته های مسکو اصول مورد توافق در پایان جنگ سرد را زیر سوال می برد و تلاش می کند تا این قاره را پس از فروپاشی بلوک شرق سازماندهی کند.
اداره کل رسانه های خارجی
ترجمه سیده هاجر محسنیان

 

Américains, Russes et Européens confrontés aux failles de l’architecture européenne de sécurité
En dehors du dossier ukrainien, Moscou et Washington devraient aussi, lors de leurs négociations qui s’ouvrent lundi, aborder la question de l’ordre en vigueur sur le Vieux Continent. Mais ce huis clos russo-américain inquiète les premiers concernés.

Par Philippe Ricard
Publié hier à 06h04, mis à jour hier à 10h12
Derrière le sort de l’Ukraine, c’est l’enjeu ultrasensible des négociations entre les Russes et les Américains qui doivent s’ouvrir lundi 10 janvier à Genève : à peine esquissées, les tractations sur l’architecture de sécurité du continent européen s’annoncent houleuses, tant Moscou et Washington divergent sur le sujet.

L’ordre en vigueur, forgé dans le contexte de la chute de l’URSS voici trente ans, a subi de nombreux coups de boutoir ces dernières années, dont Russes et Américains se rejettent la responsabilité. « Nous n’avons jamais réussi à discuter de l’ordre de sécurité en Europe ; les discussions sont bloquées dès les premiers échanges », rappelle un vétéran de la diplomatie continentale, sans trop d’illusions sur une éventuelle percée. Ce dernier garde en tête qu’entre 2007 et 2008 la Russie avait déjà proposé – en vain – un nouvel ordre européen, auquel font écho les demandes actuelles du Kremlin.

De fait, les Russes exigent ni plus ni moins de remettre en cause l’architecture de sécurité en vigueur depuis la fin de la guerre froide, un agenda qui inquiète les Etats-Unis et leurs alliés européens, toujours très dépendants de la protection américaine. Les Occidentaux ont rejeté par avance le double traité demandé, mi-décembre 2021, par la Russie pour geler l’élargissement de l’OTAN – à l’Ukraine en particulier – et encadrer strictement le déploiement de troupes et d’armements de l’Alliance dans les pays d’Europe centrale qui l’ont rejointe depuis la fin des années 1990. « Il est inacceptable que la Russie ait un droit de regard sur l’OTAN », prévient un diplomate européen.

« Au-delà de la question ukrainienne, le champ des pourparlers entre Américains et Russes s’annonce très large, s’inquiète Piotr Buras, directeur du club de réflexion du Conseil européen des relations internationales à Varsovie. Le souci, en particulier dans les Etats en première ligne face aux menaces russes, est que leur situation sécuritaire, déjà très précaire, n’empire pas davantage. » Pour les pays d’Europe centrale et orientale en particulier, pas question que les Russes obtiennent une sorte de zone tampon dans leur voisinage et projettent à nouveau le continent dans une logique de bloc.

« Lignes rouges »
Les exigences de Moscou remettent en effet en cause les principes agréés à la sortie de la guerre froide, afin de tenter d’organiser le continent après la dislocation du bloc de l’Est. Parmi les documents fondateurs, la Charte de Paris, adoptée en novembre 1990 dans le contexte de la réunification allemande par 34 pays, dont l’Union soviétique moribonde et ses alliés du pacte de Varsovie, prônait de nouvelles relations entre pays européens, afin d’éviter tout recours à la force, dans le respect de l’Etat de droit, de la démocratie et des minorités.

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