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در بازی بزرگ گاز دریای خزر، ایران، ترکمنستان و آذربایجان با هم به توافق رسیده اند[گرینسپان امانوئل ، لوموند(فرانسه)، 6ژانویه2022]

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بازی بزرگ گازی دریای خزر صحنه سازماندهی مجدد شگفت انگیزی است. شرکت امریکایی تی سی آر ادعا می کند که می تواند پروژه خط لوله گاز زیردریایی سابق را احیا کند که منابع ترکمنستان را به کریدور گاز جنوبی به طور مستقیم متصل می کند. خط لوله هایی که به سمت جنوب اروپا می روند.

1-بازی بزرگ گازی دریای خزر صحنه سازماندهی مجدد شگفت انگیزی است. شرکت امریکایی تی سی آر ادعا می کند که می تواند پروژه خط لوله گاز زیردریایی سابق را احیا کند که منابع ترکمنستان را به کریدور گاز جنوبی به طور مستقیم متصل می کند. خط لوله هایی که به سمت جنوب اروپا می روند.
2- مزیت اصلی این پروژه مربوط به هزینه بسیار پایین آن است.هزینه آن بین 500 تا 800 میلیون دلار (بین 442 تا 707 میلیون یورو) برای انتقال 12 میلیارد متر مکعب گاز ترکمنستان در سال یعنی بین سه تا ده برابر هزینه کمتر از پروژه های قبلی  است.
3- به گفته آلن ماستارد، از گروه فشار شرکت امریکایی تی سی آر ، مزیت دیگر این پروژه انتقال گاز «از دست رفته» است.
4- ترکمنستان به عنوان سومین تولیدکننده گاز متان در جهان (پس از روسیه و امریکا) شناخته می شود، گازی که مسبب انتشار یک چهارم کربن است.
5-اکنون این شرکت امریکایی در صدد  تامین مالی در شرایط عدم تمایل شدید موسسات غربی به سرمایه گذاری در بخش هیدروکربورها  است.
6- شرکت بزرگ گاز دولتی آذربایجان قبلاً حمایت رسمی خود را از این پروژه اعلام کرده است. سفیر اتحادیه اروپا  در عشق آباد در اوایل دسامبر به یک رسانه رسمی ترکمنستان گفت که پروژه  تی سی آر «به راحتی قابل دستیابی» و «پایدار ترین» پروژه است. ترکمنستان بسیار علاقه مند است  که چیزی از اهداف خود را فاش نکند که باعث شک و تردید شود.
7-رئوف ممدوف، کارشناس انرژی آذربایجان در مؤسسه خاورمیانه، خاطرنشان می کند که بیش از همه «شرکتی را می بیند که به طور خاص به منظور لابی برای ترویج یک مفهوم قدیمی در بین رهبران امریکایی ایجاد شده است.»
اداره کل رسانه ها خارجی
ترجمه سیده هاجر محسنیان

Dans le grand jeu gazier de la Caspienne, l’Iran, le Turkménistan et l’Azerbaïdjan s’entendent
Dans le même temps, l’américain Trans Caspian Resources affirme pouvoir ranimer un ancien projet de gazoduc sous-marin, de 70 kilomètres de long, reliant directement les ressources turkmènes au Southern Gas Corridor, un réseau de gazoducs courant jusqu’en Europe du Sud.

Par Emmanuel Grynszpan
Publié le 06 janvier 2022 à 15h00
Le « grand jeu » gazier de la mer Caspienne est le théâtre d’une étonnante reconfiguration. La société américaine Trans Caspian Resources (TCRI), créée en avril 2021 par plusieurs anciens dirigeants de BP, affirme aujourd’hui être en mesure de ranimer un ancien projet de gazoduc sous-marin reliant directement les ressources turkmènes au Southern Gas Corridor (SGC), un réseau de gazoducs courant jusqu’en Europe du Sud.


L’intérêt principal du projet de TCRI se résume à son très bas coût : entre 500 millions et 800 millions de dollars (entre 442 millions et 707 millions d’euros) pour déplacer 12 milliards de mètres cubes de gaz turkmène par an. Soit entre trois et dix fois moins cher que les projets précédents. Le gazoduc proposé ne fait que 70 kilomètres de long et relie non pas les deux rives de la Caspienne, mais deux gazoducs déjà existants, l’un azerbaïdjanais, l’autre turkmène, pompant chacun en direction opposée le gaz de plates-formes offshore.
L’autre intérêt, selon le principal lobbyiste de TCRI Allan Mustard, consiste à transporter du gaz « perdu ». L’ancien ambassadeur américain au Turkménistan affirme au Monde que le TCRI n’implique aucune extraction additionnelle de gaz, mais sera alimenté par du gaz « mélangé » et du gaz « torché ». Soit un gaz remontant à la surface durant l’extraction de pétrole, mais qui est soit relâché dans l’atmosphère sous forme de méthane, soit brûlé. Les deux formes de gâchis sont extrêmement polluantes. Le Turkménistan est pointé du doigt comme le troisième plus gros émetteur mondial (derrière la Russie et les Etats-Unis) de méthane, un gaz responsable d’un quart des émissions de carbone.

Réticence des institutions occidentales
La société américaine cherche actuellement des financements dans un contexte de forte réticence des institutions occidentales à investir dans le secteur des hydrocarbures. L’utilisation de gaz récupéré « permet de remplacer en partie des combustibles plus riches en carbone tels que le charbon et le pétrole, et contribuerait à atteindre les objectifs de l’accord de Paris. Cela pourrait rendre [notre projet] éligible à un financement institutionnel », croit Allan Mustard.
Le géant gazier d’Etat azerbaïdjanais a déjà exprimé son soutien formel au projet. Plus réservé, l’ambassadeur de l’Union européenne (UE) à Achgabat, Diego Ruiz Alonso, a indiqué début décembre à un média officiel turkmène que le projet de TCRI est le « plus facilement réalisable » et le « plus viable » des projets transcaspiens.

Principal intéressé, le Turkménistan n’a pour l’instant rien laissé filtrer de ses intentions, ce qui nourrit le scepticisme. Rauf Mammadov, un expert azerbaïdjanais de l’énergie au Middle East Institute, note que l’entreprise basée en Floride est « apparue un peu à l’improviste pour un projet d’infrastructure crucial réalisé à l’étranger ». L’expert voit surtout dans TCRI « une société constituée spécifiquement à des fins de lobbying pour promouvoir un vieux concept auprès des dirigeants américains ».

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