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«در اوکراین، ایران و تایوان، احتمال وقوع جنگ در سال 2022 وجود دارد»[فراشون آلن، لوموند(فرانسه)، 6ژانویه 2022]

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-آلن فراشون، سرمقاله نویس «لوموند» هشدار می دهد که سه قدرت بزرگ امریکا، چین و روسیه ، فرضیه جنگ را در موازنه قدرت بین کشورها حفظ می کنند.

1-آلن فراشون، سرمقاله نویس «لوموند» هشدار می دهد که سه قدرت بزرگ  امریکا، چین و روسیه ، فرضیه جنگ را در موازنه قدرت بین کشورها حفظ می کنند.
2- به گفته میشل ولبک، نویسنده معاصر فرانسوی، ، در سال 2022 ، احتمال جنگ  اروپا، آسیا، خاورمیانه را تهدید می کند.
3- در اروپا، ولادیمیر پوتین تدابیر خود را تحمیل می کند. رئیس جمهور روسیه پس از الحاق یک منطقه کریمه  و سازماندهی تجزیه منطقه دونباس، می گوید که آماده است به کی یف برود و همه اوکراین را تحت سلطه خود درآورد.
4- ژنرال های اوکراینی به نیویورک تایمز گفته اند که بیش از چهار روز در برابر ارتش روسیه مقاومت نخواهند کرد. پس از آن موضوع جنگ چریکی مردمی  مطرح خواهد بود.
5- پوتین خواستار یک «معماری جدید امنیتی در اروپا» است، تا منطقه نفوذ روسیه به منطقه نفوذ دوران اتحاد جماهیر شوروی بازگردد.
6- روسیه خود را در موقعیتی قرار داده است که چنانچه در مورد «خط قرمزهایش» رضایت به دست نیاورد،  او را مجبور به اقدام می کند . این وضعیت است که اهمیت دارد و ما را به جنگ نزدیک می کند.
7- مذاکرات بین جمهوری اسلامی و امریکا درباره برنامه هسته ای ایران با میانجیگری اروپایی ها در وین از سر گرفته شده است  تا عدم دسترسی تهران به سلاح های هسته ای را تضمین کند. پیشرفت اندکی حاصل شده است. بازرسان سازمان ملل به سایت اصلی غنی سازی اورانیوم ایران بازگشته اند. اما فضا برای سازش بسیار محدود است.
اداره کل رسانه های خارجی
ترجمه سیده هاجر محسنیان

« En Ukraine, en Iran et au large de Taïwan, la possibilité d’une guerre en 2022 »
Alain Frachon

Editorialiste au « Monde »

Trois grandes puissances – les Etats-Unis, la Chine et la Russie – conservent l’hypothèse de la guerre dans les rapports de force entre nations, avertit Alain Frachon, éditorialiste au « Monde », dans sa chronique.
Publié le 06 janvier 2022 à 01h11, mis à jour hier à 00h43   Temps deLecture 4 min.
Chronique. Europe, Asie, Moyen-Orient : dans ces trois régions, la possibilité d’une guerre, comme dirait Michel Houellebecq, menace l’année 2022. Que les compagnies d’assurances nous pardonnent à l’avance, mais, s’il fallait un classement par ordre de plus grande probabilité, on conduirait ce tour d’horizon des conflits potentiels en partant de l’Ukraine, pour aller du côté de l’Iran et finir au large de Taïwan. Voyage en zones à risque.

Ukraine
En Europe, Vladimir Poutine impose son tempo. Son message est simple : après avoir annexé une région de ce pays, la Crimée, organisé la sécession d’une autre, le Donbass, le président russe se dit prêt à aller à Kiev et à soumettre l’ensemble de l’Ukraine. Auparavant, il a pris soin de manifester avec éclat la puissance militaire retrouvée de son pays : tirs de missiles dernier cri, capacité de destruction dans l’espace, manœuvres géantes aux frontières de l’Ukraine. Des généraux ukrainiens disaient récemment au New York Times qu’ils ne résisteraient pas plus de quatre jours à l’armée russe. Après, ce sera affaire de guérilla populaire.

L’ambition russe a été publiquement affichée le 17 décembre 2021. Poutine veut une nouvelle « architecture de sécurité en Europe » – en fait, revenir, autant que possible, à la zone d’influence russe existant du temps de l’URSS. L’OTAN doit être neutralisée et fermer ses portes à tout nouvel impétrant. L’objectif est de consigner l’ensemble en bonne et due forme au terme d’une négociation bilatérale entre Américains et Russes qui s’ouvre les 9 et 10 janvier à Genève. Bien sûr, on ne parle qu’entre grandes puissances militaires : Moscou a expressément exclu les Européens de la discussion.

 « Négociation » est un grand mot. Le Kremlin a pris soin de tracer publiquement ses « lignes rouges » à l’avance, comme s’il souhaitait se lier les mains et rendre difficile la moindre concession de sa part – qui ressemblerait alors à un recul. La Maison Blanche a répliqué en faisant valoir que nombre des prétentions russes étaient inacceptables.

Peu importe que les Russes aient tort ou raison quant au sérieux de leurs griefs anti-occidentaux et peu importe qu’ils y croient ou pas eux-mêmes. Là n’est plus le problème. La Russie s’est placée dans une posture qui l’oblige à agir si elle n’obtient pas satisfaction sur ses « lignes rouges ». C’est cette situation qui compte, et qui nous rapproche de la guerre.

Iran
Entre la République islamique, d’un côté, les Etats-Unis de l’autre – avec les Européens en médiateurs –, les pourparlers ont repris, à l’hiver 2021, à Vienne, sur le programme nucléaire iranien. Il s’agit de s’assurer que Téhéran n’accède jamais à l’arme nucléaire. De rares progrès ont été enregistrés : les inspecteurs de l’ONU sont de retour sur le principal site d’enrichissement de l’uranium iranien. Mais l’espace de compromis est des plus limités.

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