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کووید-19: خطرات و امیدهای سال سوم[لوموند(فرانسه)، 3ژانویه 2022]

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سال 2022 با محدودیت های بهداشتی و بی ثباتی اقتصادی همانند سال 2021 آغاز شده است. با این حال، وضعیت متفاوت است. اکنون امیدی برای پایان دادن به همه گیری وجود دارد.

1-سال 2022 با محدودیت های بهداشتی و بی ثباتی اقتصادی همانند سال 2021 آغاز شده است. با این حال، وضعیت متفاوت است. اکنون امیدی برای پایان دادن به همه گیری وجود دارد.
2- در همه مناطق جغرافیایی، فرا رسیدن سال 2022 با سومین سال همه‌گیری کووید-19 با جهش اومیکرون آغاز شد.
3- فرانسه تحت تأثیر میزان ابتلای بی سابقه، سال جدید را با بازگشت برخی محدودیت ها، سردرگمی در مورد تکامل دستورالعمل های قرنطینه، صف هایی برای آزمایش های غربالگری و بی ثباتی اقتصادی آغاز کرد. مشکلات مربوط به سازماندهی مبارزات انتخاباتی به این شرایط اضافه شده است.
4- تغییر عمده ناشی از واکسیناسیون است. این حفاظت، اگر کاملاً موثر نباشد، اما مانع از بازگشت به قرنطینه می شود.
5- بر اساس داده های اولیه، اومیکرون بسیار مسری تر از جهش های قبلی خود است. اما با محافظت از طریق واکسن از اشکال شدید بیماری  جلوگیری می شود و نیاز کمتری به بخش‌های مراقبت‌های ویژه است. اما مهمتر از همه، در مقایسه با سال 2020، اکنون امیدی برای پایان دادن به همه گیری وجود دارد. با گذشت زمان و تولید واکسن‌ها و تکامل انواع مختلف، دیگر تصور این که  کووید-19 به گروه دیگر ویروس‌های ویروسی خوش‌خیم فصلی بپیوندد، چندان دور نیست.
6- با این حال، شرط خروج کامل از بحران کمک به بقیه مردم جهان برای دسترسی به واکسن ضروری است.جمعیت کشورهای جنوب هنوز به اندازه کافی واکسینه نشده اند. با این حال، همانطور که نوع اومیکرون نشان می دهد، تا زمانی که همه در امان نباشند، هیچ کس ایمن نیست.
اداره کل رسانه های خارجی
ترجمه سیده هاجر محسنیان

Le Monde
L’année 2022 a commencé comme 2021, sous le signe des restrictions sanitaires et de l’incertitude économique. La situation est pourtant différente. L’espoir d’en finir avec la pandémie est désormais permis.
Publié hier à 11h49 Temps de Lecture 2 min.
Editorial du « Monde ». On pouvait rêver meilleur Nouvel An : sous toutes les latitudes, l’arrivée de 2022 marque la troisième année de la pandémie de Covid-19, relancée par le variant Omicron du SARS-CoV-2. Particulièrement touchée, avec des taux de contamination sans précédent, la France a commencé cette nouvelle année sous le signe du retour de certaines restrictions, de la confusion sur l’évolution des consignes d’isolement, des files d’attente pour les tests de dépistage et de l’incertitude économique.
Le mois de janvier s’annonce difficile. Les hôpitaux se préparent à un pic épidémique au milieu du mois, alors que les personnels soignants sont soit absents parce qu’ils sont eux-mêmes affectés par la maladie, soit épuisés. Le variant Delta du virus n’a pas disparu et cohabite avec son successeur, Omicron. Les enfants ne sont plus épargnés, ce qui rend la gestion de l’activité scolaire extrêmement complexe pour enseignants et parents. Les entreprises et les administrations ont dû se réadapter en urgence au retour du télétravail obligatoire trois ou quatre jours par semaine. Assumer les conséquences d’un absentéisme dont l’ampleur est imprévisible relève de l’exploit pour les directions des ressources humaines.
A cette complexité s’ajoutent les difficultés liées à l’organisation de la campagne électorale. Les réunions publiques des candidats à l’élection présidentielle peuvent être perturbées ; le débat démocratique est phagocyté par une actualité sanitaire dévorante. Le spectre de l’abstention plane, comme pour les élections municipales de 2020 et régionales de 2021. Un devoir de vigilance s’impose, autant aux acteurs politiques qu’aux médias.
Autre forme de résilience
La situation, malgré tout, a beaucoup évolué depuis l’irruption du Covid-19 en Europe début 2020. Le changement majeur provient de la vaccination, massivement adoptée par les Français. Cette protection, si elle n’est pas infaillible, leur évite le retour du confinement auquel d’autres pays européens à la population moins vaccinée ont dû se résigner pour une courte durée, de même que certaines villes chinoises, où la stratégie zéro Covid est mise en échec.
Beaucoup plus contagieux que ses prédécesseurs, Omicron se révèle moins virulent, selon les premières données. Alliée à la protection vaccinale permettant d’éviter les formes graves de la maladie, cette caractéristique explique un afflux moindre vers les services de réanimation, malgré la hausse vertigineuse du nombre de cas. Aujourd’hui, c’est moins la mort que l’on redoute – si l’on est vacciné et non immunodéprimé – que la désorganisation de la vie sociale et économique. C’est un fléau d’une autre nature, qui appelle une autre forme de résilience. Il faut repenser la contre-attaque, tout en gardant les mêmes armes, vaccin et gestes barrières.
Mais surtout, par rapport à 2020, l’espoir d’en finir avec la pandémie est désormais permis. Avec le temps, les vaccins et l’évolution des variants, il n’est plus interdit d’imaginer un avenir pas trop lointain où le SARS-CoV-2 rejoindra la cohorte des autres coronavirus saisonniers, bénins, contre lesquels il sera possible de se protéger par des traitements ou des rappels réguliers de vaccins.
Ce n’est pas encore le bout du tunnel, mais il se rapproche. Une condition est impérative cependant pour en sortir durablement : aider le reste de la planète à accéder au vaccin. Les populations des pays du Sud ne sont pas encore assez vaccinées. Or, comme le démontre le variant Omicron, personne n’est sauf tant que tout le monde ne l’est pas.


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